Cogolin... Une adresse réputée dans le monde entier
COGOLIN possède le double privilège d'être implanté dans les terres et de posséder une large ouverture maritime avec les sites de Port Cogolin et des Marines dont la capacité d'accueil est de 1 800 bateaux. Mais quelques fabriques artisanales de produits bien particuliers lui ont bâti au fil des ans une réputation…internationale. Voici pourquoi.
On raconte que la barque portant d'Italie le corps du Chevalier Torpès et ayant échoué dans un premier temps sur les rivages de l'actuel Saint-Tropez alla, avec ses passagers d'infortune -un coq et un chien, se heurter dans le fond du golfe, à l'époque une étendue d'eaux saumâtres infectées de moustiques et de roseaux. Là, le coq s'envola dans un champ de… lin.
Et le coq et le lin devinrent Cogolin, un des premiers rébus de l'histoire au cours duquel le chien mystérieusement disparut ! Mais le nom a d'autres origines. L'histoire de Cogolin est liée à celle des comtes de Provence et des guerres de Religion puis au débarquement des Alliés, raccourci un peu rapide de l'histoire, nous en convenons, pour arriver au plus tôt à notre époque contemporaine. Aujourd'hui, ce village au climat très doux, abrité au pied du Massif des Maures, a conservé son authenticité provençale avec sa Tour du XIVème siècle, vestige d'une entrée de l'enceinte fortifiée où l'on voit encore l'emplacement du pont-levis, devenue la Tour de l'Horloge depuis le XVIème siècle, l’Eglise et son cadran solaire, d'origine romane, remaniée au XVIème siècle, les deux anciens portails d'accès au vieux village et les porches sculptés en serpentine et en pierre volcanique des Maures.
Cogolin, toutefois, pourrait n'être qu'un village que l'on traverse pour se rendre à Toulon, par exemple, sur les traces du Train des Pignes qui passait non loin. Détrompez-vous ! C'est une destination à part entière grâce à des activités artisanales et culturelles assez originales.
Mais non, ne tournez pas la page ! Attendez la suite : on va faire le tour du monde ! Car à Cogolin, on fabrique des tapis, des pipes, une tarte et des anches d'instruments à vent. Les antiquaires et son quartier des brocanteurs sont le rendez-vous des curieux, des chineurs et des amateurs d'objets insolites.
Une vitrine pour l’artisanat d’art
Des tapis ? Eh oui, la manufacture de tapis de Cogolin fabrique depuis les années 20, à l'aide de métiers jacquard. Des "tuftés", technique plus récente, remplacent aujourd'hui les tapis de haute lisse. Nombre de ses ouvrages ornent notamment les sols de l'Elysée, de la Maison Blanche et du Grand Trianon.
Fabriquées et taillées dans les bruyères des Maures, de toutes les tailles, de toutes les formes ! Une tarte ? C'est la Tropézienne, l'unique, la vraie, "souvent imitée et jamais égalée", un gâteau assez large avec une crème onctueuse, légèrement sucrée, sacrée reine des Grands Prix de F1 ! Des anches ?
Celles des établissements Rigotti et Ruiz fabriquées à partir des roseaux varois et qui s'exportent dans le monde entier, du Japon à la côte Ouest des Etats Unis. Les plus grands instrumentistes à bec du globe les commandent par boîtes entières. Mais il serait impossible de visiter Cogolin sans faire un détour par le musée Raimu créé par la fille et la petite-fille du célèbre comédien : des affiches, plus de 200 photos noir et blanc, des dizaines d'objets personnels dont un cahier d'écolier sur lequel il recopiait toujours les textes qu'il avait à jouer... témoignent de la vie et de la carrière de Jules Muraire, dit Raimu, immortel César de la célèbre trilogie de Marcel Pagnol. Décidément, oui, il serait vraiment dommage de passer seulement à côté de Cogolin.